Uashat mak Mani-Utenam - Sept-Îles


  • Nom de l'entreprise: Site traditionnel innu Telina
  • Nom du propriétaire: Véronique André and Albert Vollant
  • Site Web: www.destinationsept-iles.com
  • # de personnes employées: 2 personnes de la communauté à temps partiel, 2 personnes à temps plein chez Destination Sept-Îles Nakauinanu (DSIN) et environ 20 personnes pendant les jours d'escale des croisières.
  • Types d'expérience offertes Nous développons l'expérience culturelle innue, un attrait majeur du Port de Sept-Îles.
  • # d'années en affaires: 5
  • Marchés cibles: Les lignes de croisière internationales

Depuis combien de temps collaborez-vous avec l’industrie des croisières?

Notre partenariat date de 2010 et inclut le Port de Sept-Îles, divers intervenants économiques et touristiques de cette ville et des représentants de la communauté innue. Notre mission consiste à enseigner et à mieux faire connaître le mode de vie des Innus.

Quels types d’expérience offrez-vous actuellement à l’industrie des croisières?

Nous offrons des excursions terrestres dans le but spécifique de donner un aperçu de la culture innue et des aspects naturels, culturels et économiques de Sept-Îles. « L’ultime expérience innue », notre principale activité permet aux croisiéristes de découvrir les différents éléments de la culture innue : la chasse, la pêche traditionnelle, l’artisanat, la médecine traditionnelle, la cuisine innue, la spiritualité et autres. Cinq tentes innues ont été montées sur le site pour des discussions thématiques de dix minutes chaque. Le site peut accueillir jusqu’à 480 croisiéristes lors d’une escale de 8 heures.

Combien de croisiéristes accueillez-vous par année?

En 2013, près de 600 croisiéristes ont opté pour le forfait « L’ultime expérience innue » alors qu’en 2014, le chiffre a dépassé 1000. Le nombre ne cesse d’augmenter d’année en année depuis que nous offrons cette activité.

Quel pourcentage de vos réservations totales ou de votre revenu global provient de l’industrie des croisières?

Près de 80 %  proviennent de l’industrie des croisières, dont le nombre de croisiéristes a connu une hausse significative.

Quelles stratégies avez-vous adoptées pour entamer une collaboration avec l’industrie des croisières?

Le partenariat d’affaires entre le Port d’escale de Sept-Îles et le site innu a été mis en place progressivement. Ce partenariat permet l’intégration des activités liées à notre culture dans le forfait offert aux croisiéristes favorisant ainsi le développement de l’industrie du tourisme de la communauté innue.

Comment gardez-vous contact avec les lignes de croisière visitant votre région?

La communauté innue est directement impliquée dans les visites de familiarisation. Nous collaborons avec les lignes de croisière, que ce soit pour la commercialisation ou les suivis. Cependant, il y a un besoin grandissant de la présence représentative des Innus au sein des conseils administratifs, des comités consultatifs et des réunions avec les représentants des lignes de croisière.

Quels sont les défis d’une collaboration avec l’industrie des croisières?

Les plus grands défis sont souvent liés à leurs besoins spécifiques. Le produit doit être commercialisable et doit répondre à certains besoins. Les fournisseurs d’expérience doivent bien comprendre ces attentes et suivre une formation adéquate. Nous devons constamment nous adapter aux besoins de l’industrie des croisières. Nous devons également être polyvalents et cibler les groupes dont le taux de récurrence est très faible, soit 4-8 jours de croisière par an. Pour l’instant, il est difficile de créer des entreprises touristiques saisonnières uniquement pour les croisiéristes et nous devons combiner cette activité commerciale avec d’autres activités pour pouvoir conserver des emplois saisonniers à plein temps.

Qu’est-ce que la collaboration avec l’industrie des croisières vous a rapporté comme gains?

L’industrie des croisières a permis à notre entreprise de développer des expériences touristiques ciblant non seulement les croisiéristes mais aussi la clientèle locale et les visiteurs de passage.

Quelle est la plus grande leçon à retenir d’une collaboration avec l’industrie des croisières?

Il faut une grande adaptabilité et de la discipline à plusieurs niveaux. La rencontre et l’accueil des groupes dépendent tout le temps sur l’horaire précis des lignes de croisière. Une planification minutieuse est requise pour développer davantage cet aspect de l’hospitalité. Les préparatifs liés à une escale d’une journée exigent les mêmes efforts que la tenue d’un événement majeur.

Des conseils pour les autres?

Le meilleur conseil qu’on peut donner aux autres c’est de vendre un seul produit qu’ils sont sûrs à 100% de pouvoir livrer à temps. Le développement d’une excursion terrestre pour l’industrie des croisières nécessite un niveau stable en matière de qualité pour toutes les activités proposées.

Quelques dernières paroles de sagesse?

Le fait que les Innus et les communautés non-autochtones de Sept-Îles travaillent ensemble sur ce projet a grandement contribué à consolider une relation harmonieuse fondée sur la confiance entre ces deux groupes.

Vue d’ensemble de l’industrie des croisières au Canada.